Les travaux de recherche de l'UQAC sur les migrations du flétan de l'Atlantique choisies comme l'une des 10 découvertes de l'année 2024 du magazine
Québec Science |
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Professeur en géomatique de l’environnement à l’UQAC
Cartographier les habitats côtiers pour mieux les protéger
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Formé au baccalauréat en géomatique à l’Université de Sherbrooke, Vincent détient un doctorat de l’Université Memorial de Terre-Neuve sur la cartographie des fonds marins. De 2016 à 2022, il a été professeur à l’Université de Floride en télédétection marine et analyse spatiale, où il a mené de nombreux projets, incluant la supervision de 13 étudiants aux cycles supérieurs.
De retour au Québec, il est aujourd’hui professeur de géomatique de l’environnement au département des sciences humaines et sociales de l’UQAC. Son expertise dans l’utilisation des outils de télédétection et des méthodes géospatiales lui permet de collaborer avec plusieurs chercheurs du CREB pour répondre à des questions de recherche variées visant la conservation et la gestion des ressources naturelles. Il apprécie particulièrement de travailler au Québec sur des projets qui émergent de vrais besoins des intervenants du milieu. « Par exemple, nous développons des outils robustes et faciles à utiliser pour cartographier et caractériser différents types d’habitats côtiers avec des partenaires comme les Comités ZIP, le Parc marin Saguenay-Saint-Laurent, et le Centre d’expertise en gestion des risques d’incidents maritimes (CEGRIM) ».
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De plus en plus accessibles, les outils de télédétection se multiplient et sont aujourd’hui très performants. Mais Vincent est convaincu qu’on doit les utiliser de la bonne façon pour en tirer la meilleure information. Le professeur a monté plusieurs cours de géomatique dans le programme de géographie, où il enseigne aux étudiants à développer un esprit critique sur l’utilisation de ces outils, afin de tirer le meilleur parti des données spatiales pour accroître leur potentiel de recherche.
Cet été, Vincent entreprendra avec ses collaborateurs, dont Maxime Boivin, un autre chercheur du CREB, un vaste projet pour cartographier les parois verticales submergées du fjord du Saguenay, un environnement complexe et méconnu. L’abondance de la faune et de la flore est largement sous-estimée dans ces milieux, car jusqu’alors, les outils ne permettaient pas de l’estimer. Toute une panoplie d’appareils spécialisés seront déployés pour cartographier ces milieux difficiles d’accès : des appareils acoustiques comme des échosondeurs multifaisceaux en plus de drones aériens. La caractérisation de ces milieux pourrait permettre, entre autres, de mieux évaluer les risques et la planification des interventions en cas d’incidents maritimes, et fournira un état de référence de ces habitats qui permettra de faire des suivis dans le futur, par exemple pour évaluer l’effet des changements climatiques sur ces milieux.
Site web personnel Thelecourslab
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Publications grand public |
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Le CREB dans les médias... dernière heure
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Rencontre de la Tables des partenaires |
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À l’UQAC le 20 février se sont réunies une cinquantaine de personnes pour la rencontre de la Table des partenaires. C’était l’occasion de présenter quelques expertises des chercheurs du CREB. Pascal Sirois de la CREAE a décrit les interactions entre les activités forestières et le milieu aquatique avec l’exemple du lac Kénogami. Maxime Boivin a exposé quelques exemples de travaux en géographie et hydrogéomorphologie au Laboratoire LERGA. Puis, Hugues Dorion, professionnel de recherche au CEF et au laboratoire EcoTer a présenté un projet en développement de carte narrative et interactive pour visualiser les données sur les perturbations naturelles en forêt boréale.
Les présentations des trois chercheurs sont disponibles sur le site web du CREB.
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Les échanges entre les chercheurs, les membres de l’industrie forestière et les différents partenaires ont été l’occasion de soulever les différents enjeux prioritaires quant au futur des écosystèmes boréaux et comment les chercheurs du CREB peuvent y travailler. |
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Publications scientifiques |
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Un aperçu des nouvelles publications en 2024
Barrette Martin, Dumais Daniel, Auger Isabelle et Boucher Yan. (2024). Clear-cutting of temperate forests in late successional stages triggers successional setbacks extending compositional recovery by an additional century. Forest Ecology and Management, 566, e122084.
Fortin, W., Morissette, O., Lavoie, S., Mingelbier, M., & Sirois, P. (2024). Matching the elemental fingerprints of fish otoliths with water masses of the St. Lawrence River and its tributaries, Canada.
Canadian Journal of Fisheries and Aquatic Sciences,
81(7), 887-903.
Lecours, V., Oxton, A., Khor, D., & Tiplea, J. (2024). High-resolution ensemble modelling of coral distributions in the Northern Gulf of Mexico based on geomorphometry: Coral diversity and benthic habitat fragmentation from oil and gas infrastructure to inform spatial planning.
Aquatic Conservation: Marine and Freshwater Ecosystems,
34(9), Article e4234.
Morissette, O., Charette, C., Windle, M. J. S., Francis, A., Drouin, A., Goldsmit, J., & Derry, A. M. (2024). Environmental determinants of round goby invasion refuges at a river scale: implications for conservation of native biodiversity.
Canadian Journal of Fisheries and Aquatic Sciences,
81(2), 190-201.
Podadera, D. S., Balducci, L., Rossi, S., Cartenì, F., Néron, V., Saint-Amant, R., Mazzoleni, S., Régnière, J., Moise, E. R. D., Bowden, J. J., Candau, J. N., Dupont, A., Amos-Binks, L., Berthiaume, R., Carleton, D., Edwards, S., Johns, R. C., McIntosh, R. L., Perreault, P., ... Deslauriers, A. (2024). Differential advances in budburst timing among black spruce, white spruce and balsam fir across Canada.
Agricultural and Forest Meteorology,
349, Article 109950.
Ribeiro Paula, R., Cusson, M., Bertrand, N., Bouchard, S., Chantigny, M. H., Lemieux, J., Marouani, E., Villeneuve, C., & Faubert, P. (2024). Correction factors for large-scale greenhouse gas assessment from pulp and paper mill sludge landfill sites.
Waste Management,
177, 177-181.
Silvestro, R., Mencuccini, M., García-Valdés, R., Antonucci, S., Arzac, A., Biondi, F., Buttò, V., Camarero, J. J., Campelo, F., Cochard, H., Čufar, K., Cuny, H. E., de Luis, M., Deslauriers, A., Drolet, G., Fonti, M. V., Fonti, P., Giovannelli, A., Gričar, J., … Rossi, S. (2024). Partial asynchrony of coniferous forest carbon sources and sinks at the intra-annual time scale.
Nature Communications,
15(1), Article 6169.
Sylla, B., Jost, G., Lavoie, S., Legault, J., Gauthier, C., & Pichette, A. (2024). Synthesis and cytotoxicity evaluation of D- and L-sugar-containing mono- and bidesmosidic ursane-type saponins.
Bioorganic and Medicinal Chemistry,
106, Article 117737.
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Le clonage des érables à sucre, une opportunité à saisir ?
Extrait d'un article publié dans
La Conversation par Roberto Silvestro
Et si cloner les érables permettait non seulement d’augmenter la productivité et de réduire les coûts de production du sirop d'érable, mais pourrait représenter une stratégie pour faire face à l’imprévisibilité des productions annuelles due au changement climatique ?
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Chez les végétaux, les formes de clonage sont des pratiques anciennes qui remontent à l’Antiquité! Ce qu’on appelle la propagation végétative est une méthode servant à cultiver de nouvelles plantes à partir de fragments de plantes existantes, ainsi que des techniques qui copient une espèce végétale sans en modifier l’ADN. |
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Pourquoi cloner les érables ?
Tout comme les humains, les érables présentent des variabilités dans certains traits, ce qui intéresse particulièrement les productrices et producteurs de sirop. Certains arbres ont non seulement une sève plus abondante, mais également plus sucrée que d’autres. Ainsi, en sélectionnant des arbres avec une concentration élevée en sucre dans leur sève – potentiellement le double de celle d’un arbre moyen –, et en les clonant, nous pourrions enrichir les érablières. Cela permettrait de réaliser d’importantes économies de production et de réduire les coûts énergétiques, tout en générant un sirop moins coûteux, et donc des bénéfices accrus pour les producteurs.
À l’Université du Québec à Chicoutimi, nous explorons actuellement l’efficacité du « marcottage aérien », qui consiste à induire la formation de racines sur une branche toujours attachée à la plante mère. Il s’agit d’une technique qui a l’avantage d’être aussi simple qu’accessible, puisqu’elle peut être réalisée directement sur le terrain sans nécessiter d’installations de laboratoire.
Nos expériences préliminaires ont montré des résultats prometteurs, mais tout est un jeu d’attente qui nécessitera encore quelques années, alors que ces jeunes érables grandissent et réalisent leur potentiel.
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Nos plus récentes nouvelles |
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Partenariat de recherche Domtar Boisaco
L’UQAC a annoncé la mise en place d’un partenariat de recherche entre son Centre de recherche sur la boréalie (CREB) et deux acteurs importants de l’industrie forestière, Domtar et Boisaco Inc.
Ce partenariat se traduira par un financement de 430 000$ par année durant cinq ans, totalisant 2,15 millions de dollars et vise à soutenir des projets de recherche de pointe pour répondre aux défis actuels et futurs de la gestion durable des forêts du Québec.
Les chercheurs et chercheuses pourront utiliser ce financement comme levier pour des demandes auprès de grands organismes subventionnaires.
20 février 2025
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Le sirop d’érable sous la loupe : une subvention majeure du CRSNG
Sergio Rossi et son équipe de recherche obtiennent une subvention Alliance du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) de 600 000 $ pour étudier la physiologie de l’érable, la microbiologie et la phytochimie de la sève.
Le projet que dirigera le professeur en écologie forestière et directeur du Laboratoire sur les écosystèmes terrestres boréaux (EcoTer), vise à adapter la production de sirop d’érable au nouveau contexte climatique et à prédire l’évolution de l’industrie acéricole au Québec face aux changements globaux.
23 janvier 2025
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Photoreportage sur le terrain
La recherche étudiante en images |
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